HYPNOSE, AGIR sur les deux principales composantes de la sensation de douleur

L’état modifié de conscience a toujours été utilisé, et prend des formes différentes. J’en parlerai dans d’autres articles sur les différents phénomènes et techniques.

Ici je voulais vous proposer un article sur les recherches en hypnologie, les avances sur sa pratique et les récentes découvertes scientifiques sur son action sur la douleur .

 

En hypnose on peut jouer sur les deux principales composantes de la sensation de douleur :

·      La sensation : on peut jouer sur la sensation de la douleur, sur le curseur individuel de la sensation (brulure, piqûre) et de son intensité(faible, modérée, élevée).

Je vous propose une petite expérience : prenait une pince document, mettez-la au bout du doigt, fermer les yeux et évaluer sur une échelle de 0 à 10 et imaginée que vous augmentez cette douleur de 1 POINT, car il est facile de percevoir plus rapidement notre capacité à potentialité une douleur, puis redescendez la de 0,5 en 0,5.Vous observerez des changements d’intensité, peut-être infime, car cela demande un peu l’apprentissage pour perfectionner sa technique. Je propose d’ailleurs un cours rapide d’autohypnose sur la douleur.

·      L’émotion :par exemple, une douleur d’une intensité identique sera ressentie différemment selon sa localisation, à la poitrine ou au bout du doigt, le facteur anxiogène de la localisation est mis en cause ici.

Alors je n’ose même pas parler de l’importance des facteurs émotionnels qui rentre en jeu lors d’une réémission ou encore de la lassitude d’une douleur chronique ou d’un douleur neuropathique.

 

Ce qui est intéressant sous imagerie cérébrale c’est de voir que ces deux facteurs proviennent de deux zones cérébrales différentes et que l’hypnose modifie l’activité sur les deux zones impliquées dans la sensation de la douleur.

Un extrait de l’article : « sous imagerie cérébral En1995, l’équipe du CHU de Liège lance une étude sur la perception de la douleur et obtient des résultats intéressants : la réponse au même stimulus douloureux n’est pas la même lorsque le cerveau est sous hypnose ou non.

Et cette fois, les évaluations commencent à prendre une allure objective, car ce n’est plus le sujet qui parle, mais son cerveau, directement.

Une équipe de Montréal menée par Pierre RAINVILLE montre que l’hypnose peut agir sur deux aspects distincts de la douleur : la sensation ou l’émotion. Ces deux composantes coexistent dans tout stimulus douloureux : un caillou dans la chaussure fait mal, mais n’inquiète guère, tandis qu’une douleur au ventre ou dans la poitrine, même modérée, peut être très anxiogène. Sous hypnose, tout en maintenant une stimulation constante (au moyen d’une sonde thermique à 47 °C par exemple), on peut suggérer que l’intensité de la douleur s’accroît, mais pas son ressenti émotionnel, ou bien l’inverse. Dans les deux cas, la douleur augmente, mais ce ne sont pas les mêmes zones du cerveau qui s’activent. Autrement dit, les composantes sensorielles et affectives de la douleur sont dissociables, tant sur le plan subjectif que sur le plan neurologique ».

https://www.scienceshumaines.com/l-hypnose-le-therapeute-et-la-science_fr_14723.html

 

UN POTCAST FABULEUX EN SIX EPISODES

https://www.rtbf.be/auvio/detail_ma-voix-t-accompagnera-1-6-l-hypnose-definition-medicale?id=2706804